Le chat jaune se donne à voir sur nos gouttières!

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L’art graphique dans les rues de nos villes se donne lui aussi en spectacle. Sur les murs, les façades, les batiments, les monuments, « l’art du graffiti » est un art qui se donne en spectacle!

D’ailleurs, connaissez vous ce chat jaune sourire jusqu’aux oreilles, un peu à la manière du très connu sourire du chat dans Alice aux Pays des Merveilles? Il se perche à des endroits insolites dans nos rues actuelles, et tel un globe-trottter au sourire taquin et insolent, il semble se balader. De Paris à Nantes, en passant par Rennes ou Blois, et même New York et Genève, ce chat urbain fascine les passants, et devient phénomène à part entière. Car ce n’est seulement que depuis peu que l’on connait l’identité de son auteur. Son histoire remonte à 1997 à Orléans, avant que cette effigie face le tour du monde.

Suscitant la curiosité des passants, on s’arrête devant ce spectacle urbain des plus surprenants: le chat apparaît lorsque l’on ne s’y attend pas, toujours perché à des endroits incongrus, depuis peu avec des petits accessoires qui s’ajoutent à son devenu mythique sourire. Il s’impose dans le paysage urbain et le passant devient spectateur, s’amusant à repérer dans les villes les pérégrinations de ce chat, dans un vrai jeu de piste urbain, comme on suivrait une troupe ambulante itinérante. Tel un clandestin dans la ville, l’artiste pose ses chats, sans jamais laisser de traces, et une même question vint à se poser naturellement sur nos lèvres: «  Qui se cache derrière cette figure féline »?

C’est de là le spectacle urbain qui dure depuis maintenant dix ans, que le démasqué Thomas Vuille s’amuse à créer. Cet artiste SDF se fait exister par son chat. Il « est son avatar social », dit Gilles Flouret, à l’origine du Collectif Chat, lancé il y a deux ans pour soutenir le projet et son auteur. « Thoma a la volonté d’être vu et reconnu, mais de manière passive. »

Puis lorsque l’artiste est arrété, sur le lieu de son dernier graff en mars 2008, on croit que c’est la fin du Mister Cat. Qu’à cela ne tienne, car aujourd’hui, pour son X anniversaire, le matou globe-trotter s’installe au musée des Beaux-Arts d’Orléans et s’offre une exposition grandeur nature sur les panneaux publicitaires Decaux, depuis mars 2008. En quelque sorte une certaine ironie face à cet « art du bitume » ou « streetart » original? « On voulait proposer une activité académique tout en envahissant la ville, histoire de rester ouvert et accessible au public », explique Gilles Flouret.

Mais le sourire narquois qu’arbore le fameux chat- maitenant muni de petites ailes, tel un ange sur nos villes- suscite encore des interrogations, et l’imagination continue à prendre le dessus sur la réalité.

© Wikipédia « le chat ailé », Orléans, mars 2008.

L’artiste aujourd’hui possède une véritable résidence artistique, qui lui permet de boucler ses fins de mois. Si Thoma Vuille est le leader d’un style d’art qui se met en scène dans la rue, un artiste français semble avoir pris l’exemble sur son chat. Bleck le rat traverses les murs de la ville. Ses personnages en noir et blanc, grandeur nature, semblent traverser le béton armé et imprimer des pans de poésie sur les murs de brique, au cœur de la ville…

Aurélia Tirmant

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