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Le théâtre d’improvisation: de la rue au musée

novembre 14, 2008

Alors que le théâtre de rue et plus précisément d’improvisation a battu son plein dans le festival Rue Libre, le 28 octobre dernier, celui-ci est entré dans le Musée des Beaux Arts d’Angers pour une soirée, celle de la Nuit des Etudiants, qui a eu lieu hier soir, le Jeudi 13 Novembre.

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La troupe de théâtre « la Roulotte« , dont le nom met en valeur son côté itinérant donc destiné à des représentations sur le terrain, a ainsi envahi le Musée pour l’occasion. Basée sur l’improvisation, les acteurs se sont donnés pendant des interventions de dix minutes séparées à chaque fois d’une demie heure, à des jeux scéniques, dans différentes parties du Musée.

Tout commençait de la même manière: d’abord la course, les cris et  l’imitation des comportements simiesques puis enfin le spectacle et le jeu d’improvisation. Comment ? Par un seul mot lancé par le public, autour duquel les acteurs brodent et créent une histoire, souvent burlesque mais avec un manque de subtilité. L’osmose avec les œuvres d’art et l’harmonie des lieux se sont malheureusement retrouvées effacées un instant, face à un public quelque peu surpris, voire pris de cours par l’audace des propos parfois.

Ce qui était intéressant pour ce soir là, ce fut de fait le décalage entre le monde de ce théâtre de rue, et le musée des Beaux Arts. Le décalage entre deux mondes: le premier reste dans les moeurs un lieu culturel prestigieux et réputé pour son côté lisse et rassurant, l’autre au contraire ayant pour but de provoquer et du moins de heurter la sensibilité commune. Pour autant que l’on sache, si dans le lieu de la rue, cela fait naitre le rire souvent de manière réussie, ce soir là le succès fut mitigé: en effet passé l’effet de surprise, le public a surtout rit jaunes face aux propos -trop- audacieux des comédiens.

Mais finalement ne nous arrêtons pas sur cette triste note, l’initiative de faire intervenir une troupe de théâtre de rue dans le Musée fut en tous les cas originale, et malgré la déception très attrayante!

Aurélia TIRMANT

Les arts de la rue, naissance et maturité.

novembre 14, 2008

Retour vers le passé

Les Arts de la rue trouvent ses racines dans les années 70.  D’abord en Pologne, suivi de près par la France. L’espace public est choisi délibérément comme espace de jeu et d’enjeu. Les arts de la rue inventent des démarches singulières d’écriture artistique, impliquant le public dans une démarche interactive originale. La rue y est un symbole où tous peuvent se retrouver autours d’un évènement. Dans le monde quotidien, chacun peut vivre une rencontre avec l’Acte artistique.

« les Arts de la rue a d’emblée traversé plusieurs champs disciplinaires : du théâtre aux arts plastiques, en passant par la musique et la danse, mais aussi, plus récemment, le multimédia. Elles se sont nourries des traditions ancestrales, comme les spectacles forains et de prouesse, dont elles revendiquent l’esprit de convivialité et de proximité avec le public pour en renouveler les codes et les langages. C’est bien grâce à cette imbrication entre passé et avenir que les arts de la rue s’affirment comme l’une des expressions les plus abouties de la créativité contemporaine à la fois populaire et d’une grande exigence artistique, disait René Donnedieu en février 2005, Ministre de la Culture et de la Communication dans un dossier intitulé  » le Temps des Arts de la rue »

La rue devient un espace de jeu, où cette singularité est mise en exergue. Les Arts de la rue, est une profession, qui demandent de maitriser ses propres outils, c »est-à-dire principalement la production et la diffusion sur des démarches originales et fondées sur un esprit de solidarité et de sensibilité portée aux territoires et aux populations.

Il subsiste ainsi un soucis de cohérence dans le propos artistique, et c’est cette cohérence qui donne le sens aux artistes dans la rue de la ville.

Par ailleurs, alors que  jusqu’ici les pouvoirs politiques ne s’étaient pas forcément intéressés au genre Art sde la rue, ceux-ci tendent de plus en plus à encourager ces efforts culturels. Un dialogue s’est donc naturellement instauré entre les pouvoirs publiques, les décalages les clivages entre eux se sont atténués. Une trame fondatrice a été mise en place, c’est celle d’une politique d’accompagnement des initiatives portées par les professionnels.

Pour les pouvoirs politiques leur objectif est d’aujourd’hui de franchir un nouveau cap et de projeter l’avenir des arts de la rue dans la poursuite de ce qui a été construit et le développement de nouvelles perspectives. C’est la raison de ce Temps des arts de la rue.

The Westcostars, la Fanfare de l’Ouest!!

octobre 19, 2008

Neuf musiciens, tous en vestes de costard, venant du côté ouest de la France ( La Loire Atlantique), forment les Westcostars, véritables symboles de leur musique ricaine. Ils ont joué ce weekend dans les rues de Nantes leurs morceaux de fanfares. Mêlant rythme ricains, paroles d’humour, reprises de chansons (de Joe Dassin à Claude Francois), tout cela savamment mêlé d’un jeu scénique qui amène le sourire, les WestCostars ont envahi le Centre ville, du quartier Lafayette à La place Royale.

© Droits réservés The Westcostars By Aurélia Tirmant

Il semble que le groupe ne soit formé que de cuivres: saxophones (deux: baryton et alto), euphonium, sousaphone, trompette, trombones à coulisse (deux), sans oublier la percussion, batterie et caisse.

Ces gaillards là -appelons les ainsi- faisaient corps avec leurs instruments, et nous on n’avait plus qu’une envie, c’était de continuer à les écouter, à bouger à leur rythme, à rire de leurs paroles décalées, avec leurs jeux d’action…

Mais ce qui semble le plus étonnant, c’est que ce groupe là, ces petits saltimbanques de rue, qui font connaitre les sons ricains à nos oreilles, sont influencés par beaucoup de musiques aux styles bien différents, allant de la musique actuelle comme Diam’s aux Village People. Et grand étonnement, ils apparaissent presque comme les « petits » d’un groupe qui, il y a bien des années, ont joué des cuivres dans les rues de Paris, dans une mise en scène extraordinaire: UrbanSax, groupe de la stratégie du Son unique.

Bien que UrbanSax, mythique groupe, ne soit composé que de Saxophones, les WestCostars, certes bien moins spectaculaires, se donnent de la même manière qu’eux à des jeux d’émissions de sons en question-réponse entre eux. Tout comme UrbanSax, l’idée d' »urbanisme sonore » semble prendre sens: les WestCostars font sonner leur instruments, et eux s’amusent à faire bouger la ville- c’est-à-dire nous. On les suit, on les écoute, et au final de la même manière qu’eux font corps avec leur instrument, nous on est en symbiose avec leur son. Et pour un temps on va se poser à la fontaine de la Place Royale pour mieux savourer ces sons chauds et vibrants…

C’est un grand plaisir qui nous envahit quand on les écoute, et leur originalité de ne former qu’un groupe d’instruments de cuivre est tout simplement ingénieux. Et de par leur talent, on ne peut leur souhaiter que de réussir.

Pour plus d’information, rendez-vous sur leur Myspace

Aurélia Tirmant

Le chat jaune se donne à voir sur nos gouttières!

octobre 16, 2008

L’art graphique dans les rues de nos villes se donne lui aussi en spectacle. Sur les murs, les façades, les batiments, les monuments, « l’art du graffiti » est un art qui se donne en spectacle!

D’ailleurs, connaissez vous ce chat jaune sourire jusqu’aux oreilles, un peu à la manière du très connu sourire du chat dans Alice aux Pays des Merveilles? Il se perche à des endroits insolites dans nos rues actuelles, et tel un globe-trottter au sourire taquin et insolent, il semble se balader. De Paris à Nantes, en passant par Rennes ou Blois, et même New York et Genève, ce chat urbain fascine les passants, et devient phénomène à part entière. Car ce n’est seulement que depuis peu que l’on connait l’identité de son auteur. Son histoire remonte à 1997 à Orléans, avant que cette effigie face le tour du monde.

Suscitant la curiosité des passants, on s’arrête devant ce spectacle urbain des plus surprenants: le chat apparaît lorsque l’on ne s’y attend pas, toujours perché à des endroits incongrus, depuis peu avec des petits accessoires qui s’ajoutent à son devenu mythique sourire. Il s’impose dans le paysage urbain et le passant devient spectateur, s’amusant à repérer dans les villes les pérégrinations de ce chat, dans un vrai jeu de piste urbain, comme on suivrait une troupe ambulante itinérante. Tel un clandestin dans la ville, l’artiste pose ses chats, sans jamais laisser de traces, et une même question vint à se poser naturellement sur nos lèvres: «  Qui se cache derrière cette figure féline »?

C’est de là le spectacle urbain qui dure depuis maintenant dix ans, que le démasqué Thomas Vuille s’amuse à créer. Cet artiste SDF se fait exister par son chat. Il « est son avatar social », dit Gilles Flouret, à l’origine du Collectif Chat, lancé il y a deux ans pour soutenir le projet et son auteur. « Thoma a la volonté d’être vu et reconnu, mais de manière passive. »

Puis lorsque l’artiste est arrété, sur le lieu de son dernier graff en mars 2008, on croit que c’est la fin du Mister Cat. Qu’à cela ne tienne, car aujourd’hui, pour son X anniversaire, le matou globe-trotter s’installe au musée des Beaux-Arts d’Orléans et s’offre une exposition grandeur nature sur les panneaux publicitaires Decaux, depuis mars 2008. En quelque sorte une certaine ironie face à cet « art du bitume » ou « streetart » original? « On voulait proposer une activité académique tout en envahissant la ville, histoire de rester ouvert et accessible au public », explique Gilles Flouret.

Mais le sourire narquois qu’arbore le fameux chat- maitenant muni de petites ailes, tel un ange sur nos villes- suscite encore des interrogations, et l’imagination continue à prendre le dessus sur la réalité.

© Wikipédia « le chat ailé », Orléans, mars 2008.

L’artiste aujourd’hui possède une véritable résidence artistique, qui lui permet de boucler ses fins de mois. Si Thoma Vuille est le leader d’un style d’art qui se met en scène dans la rue, un artiste français semble avoir pris l’exemble sur son chat. Bleck le rat traverses les murs de la ville. Ses personnages en noir et blanc, grandeur nature, semblent traverser le béton armé et imprimer des pans de poésie sur les murs de brique, au cœur de la ville…

Aurélia Tirmant

Les Accroche-Coeurs 2009

octobre 8, 2008

Cette année encore, les Accroche-Cœurs ont attiré du monde. Nous avons embarqué et été accompagnés de vents tous les plus fous les uns que les autres. Et ce succès du festival, il se réitère depuis 13 ans. Les Accroche-Cœurs restent dorénavant un évènement incontournable des spectacles de rue.

La nouveauté? Dès l’an prochain, les Accroche-Cœurs devraient se doubler d’un Salon international du spectacle de rue qui s’étalerait sur dix jours. Ce serait le premier au monde.

Comme chaque année, les Accroche-Cœurs ont fait souffler un vent de folie sur Angers, du 11 au 14 septembre dernier. Le projet du festival international avait déjà été pressenti pour la saison 2008: « Ce projet est bien dans les tuyaux, on va le faire. Mais cette année, on n’a pas eu le temps de le mettre en place », confie le maire d’Angers. Les organisateurs se tournent donc vers la saison 2009. Et le projet serait, comme a dit le maire déjà: « le Festival de Cannes des arts de la rue » !

Ce sera un rendez- vous où les Compagnies et les Programmateurs pourront se rencontrer. le Nom de ce rendez-vous? Le Pari: Promotion des Arts de la rue à l’International. Choix très idiomatique puisque comme le dit Eric Aubry, le directeur du Centre National des arts de la rue d’Angers, « c’est un vrai Pari ». Son premier objectif serait de répondre aux attentes du public, qui se plaint de mal profiter des spectacles à cause de la foule, et multipliant ainsi les propositions.

De 25 compagnies, les Accroche-coeurs 2009 passeraient à 50, qui donneraient 220 spectacles, du 4 au 13 septembre. Soit deux week-ends de festivals avec le Pari, pour les professionnels, entre les deux. « En fait, les spectacles seront ouverts à tout le monde et le public ne verra pas la différence, » rassure Eric Aubry.

Son deuxième objectif : aider les compagnies à se vendre. Et surtout de faire rayonner l’image d’Angers au niveau international.

En 2009, cinq pays seraient présents : Italie, Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne, Canada. Et cinq régions : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Provence-Alpes-Côte d’Azur. Chacun proposera une sélection de trois spectacles, soit 30 compagnies qui joueront chacune six fois. Les spectacles devront être conçus pour l’international, soit avec peu de texte. Pour 2010, la Suisse, la Corée, l’Australie et Singapour ont été approchés.

Espérons que le rayonnement attendu soit à la hauteur des espérances, car avec cent mille euros de débloquer en mai dernier pour étudier la faisabilité du projet pour cette toute première édition, on souhaite véritablement le succès de ce projet qui reste assez… fou!!

source: Ouest-France.

Debout sur le Zinc, dans les coulisses: « La Chapelle en Fête »(2)

septembre 30, 2008

Debout sur le Zinc c’est un groupe de musique aux univers éclectiques  à la fois rock, pop et folk  où se mêlent une vraie poétique et une mélodie enjouée et envoûtante. Il a fait résonner la scène de la Chapelle ce week-end dernier, dans le cadre de « la Chapelle en Fête ». Le groupe Debout sur le Zinc revient après dix mois d’absence à l’occasion de la future sortie de leur nouvel album « De Charybde en Scylla »,  .

Si vous voulez en savoir plus sur le groupe, allez sur leur site officiel. Ils s’y présentent, expliquent leur style musicaux, retracent leur évolution depuis leur début, jusqu’à nos jours, disent avec qui ils ont travaillé … Vous y trouverez bien sûr leur prochaine date de tournée en France mais aussi ailleurs.

Pourquoi évoquer ici sur ce blog  dédié aux art de la rue , un groupe musical qui se produit sur scène? C’est que ce groupe, très proche de son public, se produit non seulement sur de  scènes classiques mais aussi en plein air, au cours des festivals de spectacle de rue. C’est ainsi qu’ils savent créer avec leur public, une vraie complicité simple et chaleureuse.

C’est une date emblématique choisie pour démarrer leur tournée, et pour cause: le 27 octobre exactement, leur album sera dans les bacs. C’est d’ailleurs avec simplicité qu’ils m’ont permis de les suivre lors de leur répétition et de les interroger ensuite. Retraçons un peu: la possibilité de poser des questions à Debout Sur le Zinc, côté régie et côté artiste, avec Fred l’accordéoniste, une bise de William le contrebassiste et un sourire de Simon le chanteur principal!

18h: Le groupe est en répétition sur la scène en plein air. Réglage technique du son et de la lumière. Chaque instrument de musique doit être clairement entendu sans voiler les voix des chanteurs. Trois régisseurs pour les sept membres du groupe, chacun spécialisé:l’un pour le son, l’autre pour la lumière et enfin le dernier pour la mise en scène.

Un premier clic de Debout sur le Zinc, sept Musiciens en répétition

Bon, il faut que je parle aux membres de Debout sur le Zinc. J’explique au régisseur-son mon parcours , mes attentes et demande à parler à l’un des membres du groupe. Il m’entraine à l’arrière de la scène. En attendant que se termine la répétition j’essaie d’en apprendre un peu plus quant à l’organisation du spectacle.

A.T.: qui décide de  la venue d’un groupe comme celui-ci dans le cadre de « la Chapelle en Fête »?

Lui: Il y a eu en fait l’interaction de deux sections pour organiser réellement « la Chapelle en Fête ». D’une part la section municipale, dont l’association des Commerçants fait partie. Cette section s’est occupée de tout ce qui est jeux d’animations pour enfant, le parcours du Village en Bois, et tout ce qui est attractions. L’autre section, « la culturelle »  est chargée de toutes les interventions culturelles lors de l’évènement: théâtre, jeux de scène, visites, et entre autre le concert.

J’ai d’autres questions mais c’est aux membres du groupe que je vais les poser, maintenant que la répétition se termine

Clic: L’arrière de la scène et William de dos, le contre-bassiste.

18h30: répétition et réglages terminés, les membres de Debout sur le Zinc descendent de scène. C’est Fred qui vient vers moi, cigarette prête à être allumée.

Présentations rapides. Me voilà face à l’accordéoniste du groupe.

L’entretien peut commencer.

A.T.: c’est la première de votre prochaine tournée, sur votre Nouvel Album, dont la sortie est prévue le 27octobre prochain. Est ce une date que vous avez choisi?

-Fred: Oui. C’est la première fois depuis quasiment un an que nous remontons sur scène, alors il s’agit là de pouvoir renouer pour cette première ( car vous êtes les premiers) avec le public, avec une date totem.

-A.T.: Mais justement, lorsque vous organisez des concerts, comment cela se passe-t-il? Par exemple ici, vous intervenez au sein d’une fête. Dans ce cas, est-ce vous qui choisissez de venir, ou est ce la mairie qui vous sollicite?

-Fred (un peu perdu): Non. Le groupe se met au courant des possibilités d’interventions et nous envoyons. une candidature Par exemple ici, la municipalité nous avait mis au courant de cette manifestation culturelle, et nous avons été retenu pour faire ce concert.

-A.T.: Et là vous jouez en plein air, ce n’est pas la première fois, quels sont donc vos envies, vos objectifs ici?

-Fred: La proximité avec le public! Retrouver le côté intimiste de la chose, même si je trouve que les petites salles de spectacle permettent aussi cette convivialité.

-A.T.: Les dates sont-elles fixées longtemps à l’avance?

-Fred: Cela dépend. Il faut être très polyvalent. Là les dates ont été prévues depuis longtemps, un an, mais parfois on peut nous proposer un spectacle pour le mois suivant.

-A.T.: Alors comment cela se passe pour l’organisation du concert?

-Fred: Nous répétons ainsi bien avant les dates de tournée. C’est rare que nous répétions encore une fois la tournée commencée. A part les réglages régies au moment du spectacle.

-A.T. : et ce soir, allez vous dévoilé les morceaux de votre nouvel album?

-Fred: les trois quarts des morceaux qu’on va jouer ce soir sont en effet des inédits de l’album De Charybde en Scylla.

-A.T.(sur le qui vive car Fred est prêt à rejoindre sa troupe pour se reposer): Oh! Mais vous allez quand même jouer vos classiques?

-Fred: Qu’entendez-vous par « classiques »?

-A.T.: La Déclaration, Les mots d’Amour…?

-Fred: Peut être bien, vous verrez ce soir!

-A.T.: Eh bien merci beaucoup, Je viendrais vous écouter ce soir donc et savourer votre musique une nouvelle fois. Mais avant que vous ne repartiez, je me permets de vous poser une dernière question: J’aimerais prendre des photos et les publier sur un blog culturel, m’y autorisez-vous?

Acquiescement de Fred. Et il s’en va rejoindre son groupe avant même que j’aie pu lui dire « Bonne chance ».

©  Tous droits réservés Debout sur le Zinc

Aurélia Tirmant

27 septembre 2008: « La Chapelle en fête » (1)

septembre 30, 2008

Le samedi 27 septembre 2008, à la Chapelle sur Erdre, à côté de Nantes.

Dans le cadre de « La Chapelle en Fête », fête annuelle de la petite ville, des petits spectacles et des installations pour enfants animent le centre de la ville. C’est la troisième année consécutive que la section municipale choisit le 27 septembre pour organiser  » La Chapelle en Fête » et notamment l’Association des Commerçants du Centre-Ville Chapelain (A3C). Le programme est intense.

La journée débute ainsi dès 10h avec ce qui est appelé « La ville des Enfants ». Ainsi ont été installés des attractions et des jeux, des promenades en poney autours de l’Hôtel de Ville, des parcours un atelier maquillage…La joie des jeux d’enfants est ensuite complétée à 11h avec autours de l’église « la rue Des Arts »: pour les petits et les grands, des spectacles se sont ainsi succédés tout au long de la Journée.

La rue a ainsi accueilli La Compagnie des Bulles de zinc avec son spectacle « Histoire du lieu » sous forme de visite guidée du bourg de la Chapelle, en fait prétexte au spectacle, La  Compagnie Quelqu’unS et ses trois représentations de théâtre conté « Dans les Jupes de nos mamans », et Yuna Boudouin avec sa « Journée de Lili ».

Le jeu de l’actrice avec les enfants est brillant. Quelle adresse de la comédienne: sa capacité d’adaptation aux piques  quelque peu désabusées lancées par les enfants, à leurs remarques pour pimenter le jeu de l’acteur, ou à leurs gestes est remarquable! Les enfants sont ravis des clowneries de la comédienne,  et nous , on réentend leurs rires souvent excités et cristallins dans nos oreilles, et le sourire à leur lèvres et leurs yeux brillants devant ce jeu d’acteur tout simplement plaisant, et burlesque!

Le spectacle est devenu interactif et ça n’en est que plus plaisant! C’est cela le spectacle vivant ,lorsque le public-ici ciblé- réussit à rentrer dans l’histoire, le jeu de la comédienne en face de lui. Lorsque  l’acteur qui est traditionnellement passif, devient pour un temps actif . L’acteur se met donc à ajuster son jeu et se met à faire  de véritables « impressions » (en anglais) et improvisations, à la fois sur le personnage pour lui donner du caractère et quand il y en a sur le texte.

Cependant nous ne tenons pas ici à vous délibérer tout le programme de cette journée, mais surtout de vous parler du Rendez vous qui a été incontournable dans le contexte de « Spectacle de Rue ».

Nous vous parlons du Groupe Debout sur Le Zinc, que l’on attendait au détour de la Fête, comme concert de clôture à 22h, et donc dans le cadre de « La chapelle en fête » en plein air.

Émotions, sensibilité, mélodies enjouées, richesse instrumentale, paroles poétiques dans un univers assez rock et folk, Debout sur le Zinc nous a transporté pendant une heure et demie….

Les visées du Léz’Arts

septembre 26, 2008

Les spectacles de rue, c’est la traduction factuelle, tangible de la démocratisation et popularisation des arts dits  » visuels », dans la rue, qui devient terrain de jeu et objet de création. Ils englobent ce que l’on peut appeler le patrimoine culturel, que s’approprie dès lors un groupe social pour former et créer sa propre identité.

Il s’agit de vous présenter dans ce blog non pas un historique des Arts du spectacle vivant mais:

  • de vous mettre à disposition un programme régulièrement mis a jour de toutes les manifestations artistiques dans vos régions, notamment dans l’Ouest,
  • de vous faire découvrir les spécificités des nombreuses compagnies de Spectacles Vivants existantes en vous mettant en lien direct avec leur site, leur programmation…,
  • d’exposer des réflexions sur les diverses disciplines mises en scène sur des questions d’actualité,
  • mais aussi des critiques, des vidéos, des textes, des interviews des gens du spectacle, pour vous sensibiliser à la richesse de ce thème pluridisciplinaire, qui en appelle à l’éveil de nos sens!

Bienvenue sur Lézarderue, le blog dédié aux spectacles de rue, lorsque celle-ci se met en fête et se met en scène.

septembre 26, 2008

La rue s’anime, la rue bouge, la rue vit. Et il y nait des petits mondes où les arts sont rois, où les performances princesses, les acteurs et spectateurs des étoiles.

Nous sommes trois étudiantes en Master Management de la Culture, spécialité Arts Patrimoine, et Spectacle Vivant.
Venez avec nous, embarquez, et déambulez à la découverte de tous ces gens qui nous présentent des performances à la fois burlesques, insolites, poétiques, et oniriques.

Dès lors, la rue chante, la rue danse, joue et rit.

Les arts de la rue, qu’est ce donc alors? Ce sont ces diverses disciplines (théâtre, mime, danse, cirque, arts visuels…), qui, entrecroisées et interactives, forment des spectacles, destinés aux petits et grands.
Discours engagé ou dénonciateur, monde enjôleur et imaginaire, dans tous les cas libre d’expression, l’Art dans la rue doit aller au devant de son public.
Celui-ci doit être conquis et sa conquête est un jeu dangereux. Mais une fois séduit et quelque soit son âge, il adhère à ces instants de spectacles, et déambulent dans ces mondes, véritables petites bulles de plaisir.

Aurélia Tirmant, Caroline Rousseau et Sophie Salichon